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vendredi 22 mai 2015

Petite visite aux Baux-de-Provence

Les Baux-de-Provence sont classés parmi les plus beaux villages de France.
Sous le soleil, nous avons parcouru les petites rues étroites et pavées, les places, les terrasses ombragées et les boutiques de souvenirs...
Campée sur un éperon rocheux, le village offre un magnifique panorama sur les vignes et les oliviers.






Pour ceux qui aiment l'histoire, j'ai pris quelques informations sur le site Avignon-et-Provence.com

Un nom de légende
Au Xème siècle, quand l'ordre chrétien s'impose dans tout l'Occident, Manassès, archevêque d'Arles, prélat intransigeant et autoritaire, s'entoure pour asseoir sa puissance de quelques hommes habiles et dévoués. Parmi eux, Isnard, à  qui il fait don de la vallée des Baux de Provence en remerciement de sa loyauté. Un château est ainsi bâti sur le rocher escarpé. Peu à  peu ses ambitieux seigneurs accumulent les terres et les honneurs. Redoutables, ils n'obéissent qu'à  une seule règle, la démesure, confortés par leur patronage qui entoure leur nom de légende.
En effet, les princes de Baux de Provence se réclament de la descendance du roi mage, Balthazar. Reconnaissants envers l'étoile qui les avait guidés, ces mages ont fait de l'étoile une sainte : Sainte Estelle. Ainsi, cette étoile figure sur les armes des seigneurs des Baux de Provence qui prirent alors pour devise "Al Azar, Balthazar" (Au hasard, Balthazar). "La première par son antique nom, comme sa splendeur - Des familles provençales - Race d'aiglons, jamais vassale - Qui, de la pointe de ses ailes - Effleura la crête de toutes les hauteurs". Ainsi est évoquée la légendaire famille des Baux de Provence au début du Calendal de l'écrivain Frédéric Mistral.

Le démantèlement
Alix de Baux, unique héritière des fiefs baussenques, lègue par testament ses terres à  un lointain parent, le duc d'Andria. Mais à  la suite de sièges et de guerres, la seigneurie échoue par héritage à  René d'Anjou. En 1481, au décès du "Bon Roi René", dernier comte de Provence, les Baux de Provence sont rattachés au Royaume de France. Louis XI démantèle la citadelle. La seigneurie est dès lors transformée en baronnie et attribuée, en témoignage de reconnaissance, aux fidèles serviteurs des Rois de France. Le plus célèbre d'entre eux reste le connétable Anne de Montmorency, ami d'enfance de François Ier. Il restaure le château ruiné et introduit l'architecture de la Renaissance italienne en Provence. Il résiste à  une dangereuse tentative d'invasion de Charles-Quint et fait transférer dans la citadelle les archives du Trésor depuis Aix en Provence, menacée par les troupes de l'empereur. Mais les guerres de religions menacent bientôt cette paix éphémère et les Baux de Provence, devenus un des foyers du protestantisme sous la famille Manville, sont désormais considérés avec défiance par les représentants du Roi.

La lassitude de Richelieu
Entraînée dans une révolte menée par Gaston d'Orléans contre son frère, Louis XIII, la cité des Baux de Provence est à  nouveau assiégée. Richelieu décide d'anéantir une place si obstinément rebelle. Il appelle à  la Cour le baron des Baux, Antoine de Villeneuve, favori de Gaston d'Orléans et pendant son absence, il donne ordre d'assiéger la ville. Malgré une défense héroïque de 27 jours, les portes finissent par s'ouvrir et les remparts sont abattus. A la poudre et à  la pioche, les hauts murs sont démantelés. L'orgueilleuse citadelle des Baux de Provence se rend définitivement au pouvoir royal. Erigé en marquisat, le fief des Baux de Provence est donné aux princes Grimaldi pour les remercier d'avoir chassé les Espagnols de Monaco. La France ne rachète la province qu'en 1791.

Le calme puis un nouvel essor
Appauvri par la perte de son rôle politique et militaire, le village des Baux de Provence voit sa population diminuer, la Citadelle désertée n'est plus qu'une "cité morte". Seuls les grands poètes provençaux, comme Frédéric Mistral ou Alphonse Daudet, défendent encore ces ruines fascinantes. Il faut attendre 1821 pour que la citadelle des Baux de Provence sorte de l'oubli. Une découverte scientifique attire l'attention sur ce bourg devenu village : un chimiste dénommé Berthier trouve dans les environs une roche rouge qui permet de produire l'aluminium. Il la baptise "bauxite".
En 1945, l'ouverture du célèbre restaurant "L'Oustau de Baumanière" ouvert par Raymond Thuillier, maire des Baux de Provence de 1971 à  1993 attire chefs d'Etats, artistes et personnages célèbres. Leur venue marque la redécouverte des Baux de Provence par un large public, sensible au caractère unique des lieux.
Depuis 1992, le château des Baux de Provence fait l'objet d'un exceptionnel programme de fouilles et de mise en valeur, le rendant encore plus attractif.
En 1993, la Commune des Baux de Provence a décidé de faire appel à  Culturespaces pour mettre en valeur et gérer le Château des Baux de Provence. Avec 250 000 visiteurs par an, ce site exceptionnel est désormais le deuxième monument le plus visité de la région PACA après le Palais des Papes d'Avignon.

samedi 21 mars 2015

Escapade à Carpentras

Hier, petite journée passée à Carpentras sur la piste de quelques uns de mes ancêtres...
Ici, un passage entre 2 rues,

 Là quelques gargouilles de la cathédrale St Siffrein.

Nous sommes entrés dans la synagogue (la plus ancienne de France), mais une fois à l'intérieur, je n'ai pas osé prendre de photo...



Un peu d'histoire...
(issu du site de la ville, où l'on retrouve de quoi organiser une jolie visite)
“Carpentorate” était la capitale des Mémimiens, tribu gauloise appartenant à la confédération des Cavares. Phénomène exceptionnel dans sa longévité, elle avait déjà le rôle d’une importante place de marché à rayonnement régional. La conquête romaine du IIe siècle avant Jésus-Christ et la création d’importantes voies d’échanges commerciaux renforcent la prospérité agricole et marchande de la cité, qui reçoit d’Auguste, empereur romain, le droit latin de “colonia”. Protégée des attaques et guerres, au fil des siècles, Carpentras rayonne. Au IVe, la ville devient le siège de l’évêché. Au XIIe, le Comtat dit “Venaissin”, possession du Comte de Toulouse, est cédé au Saint- Siège, par le traité de Paris. Longtemps séparée du Royaume de France, la région a un essor agricole, culturel et économique sans précédent. Un évêque venu de Rome gère ce petit état. L’origine du nom Venaissin remonte au Haut Moyen-Age. Il viendrait, soit de Vendasca ou Venasque, village qui a joué un rôle important en abritant les évêques entre le Ve et le IXe soit du nom d’Avignon, Avinicus. Aujourd’hui, la première thèse semble prévaloir. Le XIVe voit naître les émeutes religieuses au Saint-Siège de Rome. Les Papes craignant pour leur sécurité, décident de fuir l’Italie et se rapprochent tout naturellement de l’évêché du Comtat. Ils décident de s’installer en Avignon en 1309, grande cité fluviale et commerciale. Ils feront édifier le célèbre “Palais des Papes” où ils séjourneront jusqu’en 1403. Clément V, le 1er Pape s’installera à Carpentras en 1313. Pendant que prend racine l’histoire pontificale, une autre est en train de s’écrire… Persécutés à travers tout le royaume de France, les juifs trouvent enfin refuge et tolérance auprès de Clément VI, Pape d’Avignon qui les accueille sur les terres du Comtat Venaissin. La notion des “Juifs du Pape” est née. Au fil du temps, la communauté juive s’étend dans le Comtat. L’envol de la ferveur religieuse les amène à édifier leur synagogue qui verra le jour en 1367. Classée plus vieille synagogue de France, elle est à ce jour visitée par le monde entier. Les juifs lanceront leur commerce hors de l’état pontifical provençal, vers le Royaume de France jusqu’au rattachement du Comtat à la république. Quant aux Comtadins fiers d’être “les soldats du pape”, ils sont satisfaits des privilèges dont ils bénéficient : peu d’impôts et pas de service militaire; leurs ressources proviennent essentiellement de la culture du blé, des légumes et des fruits. Le 14 septembre 1791, l’Assemblée Nationale à Paris adopte le décret faisant du Comtat Venaissin une province française. La Convention crée le Vaucluse, le 25 juin 1793, incluant le Comtat Venaissin. Un siècle plus tard, Carpentras continue à jouer son rôle de capitale économique, administrative et culturelle. La construction du canal de Carpentras a profondément transformé l’économie et façonné le paysage. Inauguré en 1857 par l’impératrice Eugénie, ce canal conduit les eaux de la Durance dans la plaine comtadine sur un trajet de 65km. La garrigue a ainsi laissé place aux champs de primeurs. Le chemin de fer, apparu au même moment, permet d’écouler les fruits et légumes du Comtat dans toute l’Europe. Carpentras et le Comtat sont appelés le “Jardin de la France”.


jeudi 19 mars 2015

Aurore boréale dans les Vosges...



Cette photo vient de la page Facebook "les yeux braqués vers le ciel" de Lucas Adler où l'on retrouve de magnifiques images du ciel...

C’est un phénomène très rare et essentiellement observé dans les pays nordiques comme l’Islande ou le Canada, ou le pôle Nord. Mais dans la nuit de mardi à mercredi, quelques chanceux ont eu le privilège d’observer des aurores boréales dans le nord de la France, notamment dans le Pas-de-Calais, en Vendée ou en Moselle.

Le soleil est responsable des aurores polaires. La surface turbulente du soleil rejette dans l'espace des atomes et des particules subatomiques (protons, électrons). Lors de violentes tempêtes solaires, une grande quantité d'électrons et de protons venant du soleil arrivent dans l'atmosphère terrestre et excitent les atomes d'oxygène et d'azote, lesquels deviennent subitement lumineux et produisent les magnifiques voiles (rubans ou rideaux) de lumière colorée que sont les aurores polaires. On les nomme polaires parce qu'une fois arrivées dans l'atmosphère terrestre, les particules sont prises au piège par le champ magnétique qui les force à se diriger vers les pôles magnétiques nord (aurore boréale) et sud (aurore australe). 
(données issues du site meteo.org)